Ne pas vivre à la hauteur de ces idéaux, c'est ne pas être sincère avec soi-même ...

Après plus de vingt trois années à servir le négoce international en céréales, je me suis posé la question de savoir comment je pouvais mettre cette expérience, ou plutôt ces nombreuses expériences accumulées avec le temps, au service de ceux qui sont loin et qui n’ont pas forcément accès aux derniers progrès de la science pour améliorer la qualité de leurs productions, voire d’imaginer de nouveaux produits dans l’unique perspective de présenter un mieux-être dans ce monde en perpétuelle et constante évolution.

L’environnement économico-politique mondial ne sait plus prendre en compte le bien-être de ses populations. La recherche de la rentabilité à tout prix pour servir des intérêts particuliers, oblitère la réponse au besoin de développement des populations qui crient en silence. Ouvrir la piste à la modernité, favoriser la qualité des produits mis en vente, accroître le goût des aliments revient à créer de nouveaux concepts à partir de l’utilisation des ingrédients et des adjuvants.

Dans ces domaines, tout est permis à celui qui a l’imagination, de l’inventivité, de la créativité. Ainsi trouver des bases d’un monde différent, tirées de l’expérience du terrain, permet de résoudre des problèmes en aplatissant les contraintes, en diminuant les douleurs inutiles, et en développant le potentiel local.

Comme dans tous métiers difficiles à exercer exigeant une connaissance du milieu, nous proposons aux minoteries une maîtrise en matière de négoce international en céréales et principalement en blés. Il n’existe pas de bonne ou de mauvaise farine, mais une farine adaptée aux besoins d’une population donnée. Alors que les correcteurs de la CFIA permettent de standardiser une farine indépendamment de la qualité du blé entrant au moulin, les adjuvants, eux, permettent d'améliorer les rendements de cette dernière, chez le boulanger.

Nous ne demandons pas à nos utilisateurs de modifier leurs modes opérationnels, il nous revient le travail de s’adapter à leurs méthodes.

Contrairement aux grandes firmes qui dominent le marché et jouent avec la volatilité des cours mondiaux aux détriment des populations, dont la préoccupation première est de se nourrir, la CFIA agit en profondeur et sur le terrain, au plus près des autochtones, pour leur apporter ce dont ils ont réellement besoin, là où c'est nécessaire, avec comme seule exigence, la qualité du produit et du service rendu.

La famine se développera  toujours par l'incompétence des gens à regarder ce qui les entourent. Qui veut s'ouvrir aux nouvelles opportunités qui s'offrent à lui, vienne nous parler, vienne dialoguer. La CFIA est sans cesse à l'écoute des besoins de chacun.

En fait, l’expertise de la CFIA est simple : analyser, observer, évaluer et s'adapter au marché, et comprendre. En deux mots, comment procéder pour répondre à ces attentes de nos interlocuteurs.

Là où le rendement et le profit dominent, il ne peut y avoir de dialogue entre nous. Notre objectif est de construire pour le futur, et non d’éteindre l’incendie de la spéculation. Beaucoup nous ont fait confiance, et en conclusion, je peux avouer qu’il m’est bon d'aimer mon travail et de pouvoir regarder, avec nos clients, dans la même direction.